Des chiffres et des « bots » (robots)

« Data Guy », l’homme dont les rapports statistiques sur les ventes de livres ont ébranlé l’édition anglo-saxonne au cours des dernières années a cessé de publier « Author Earnings » dans une certaine controverse en 2018.

https://thenewpublishingstandard.com/data-guys-author-earnings-report-finally-laid-rest

https://the-digital-reader.com/2018/01/22/author-earnings-report-grows-becomes-bookstats-com

Pour ceux qui ne connaissent pas Author Earnings, le fondateur du site a bouleversé l’analyse des ventes de livres en lançant une armée de bots (ou « crawlers ») à l’assaut des sites de ventes de livres aux États-Unis dont le principal était Amazon. Les bots sont de petits algorithmes qui peuvent parcourir lignes de code par lignes de code tout le contenu d’un site et en l’occurrence ici, en rapporter chaque vente de livre à l’unité. Ces quelques centaines de millions, voir quelques milliards de statistiques doivent être compilées à travers des programmes dédiés, mais une fois la chose faite, le portrait est très précis.

Author Earning a pu démontrer que les chiffres des ventes de livres, comme toute statistique, sont un narratif : ils parlent d’abord de ceux et à ceux pour qui ils ont été créés; les grandes boites d’édition. Author Earnings a mis en valeur la sous-estimation radicale des ventes de livres numériques parce que les modèles usuels ne prennent pas en compte les éditeurs indépendants, les auteurs indépendants et tous ceux qui ne se donnent pas la peine d’acheter des ISBN pour publier sur des plateformes comme Amazon.

Logo author earnings

Le logo Twitter de Author Earnings

Le contre-narratif illustré par Author Earnings nous permet de pousser plus loin en ce qui a trait à l’édition francophone : souvent les ventes numériques sur des plateformes considérées comme étrangères, comme Amazon ou Apple, ne sont pas prises en considération. De sorte qu’une part substantielle du marché du livre échappe aux organismes chargés d’en surveiller l’évolution.

 

Ce serait chgouette que l’idée des bots trouve un repreneur parmi les organismes publics qui surveillent l’évolution de la culture numérique et notamment du livre.

C’est une manière efficace, presque très précise, d’avoir un portrait utile de ce qui se passe sur le terrain.

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