Inkle : une autre boite de création d’histoires interactives

Inkle écran

Inkle a gagné plusieurs prix pour son adaptation du « Tour du monde en 80 jours » de Jules Verne. Un peu auparavant, Inkle avait créé en 2013 pour Penguin une application pour apprendre au lecteur à réciter de mémoire des poème

Inkle a également produit en 2012 une adaptation richement illustrée du « Frankenstein » de Mary Shelley en conservant une large place à la présence physique d’un livre ie : ses pages. Au lieu de produire une histoire où le livre ne tient presque plus de rôle tellement le texte est réduit au simple dialogue.

Surtout, jusqu’en 2018 Inkle a gardé ouvert un volet; Inklewriter; que tout un chacun pouvait utiliser pour créer ses propres textes interactifs. Dommage que l’expérience n’ait pu se prolonger mais ça a quand même donné l’occasion à l’entreprise d’offrir gratuitement Ink, son logiciel d’écriture interactive dont nous allons parler dans une prochaine publication.

Francfort et le futur des arts

Écran Arts

Cette année encore la Foire du livre de Francfort   qui aura lieu du 16 au 20 octobre tient en parallèle un événement sur les arts, à la fois festival et conférence, intitulé cette année : THE ARTS+/B3 The Future of Culture Festival

Et quoi de mieux en ces temps agités pour s’interroger sur l’avenir des arts en question et de la culture qui les produit? Parmi les thèmes abordés : l’économie culturelle et la coexistence entre l’intelligence artificielle et la créativité. Ça promet. Petite contradiction; The Arts+ va publier de manière assidue sur ses fils Facebook et Instagram, médias sociaux qui posent à l’heure actuelle parmi les plus grands risques à la culture unique de chaque pays.

 

 

 

Piratage systématique de textes d’auteurs sur Amazon

1984first

Source : George Orwell; published by Secker and Warburg (London), 1949 Wikipedia

Le webzine l’Actualitté (à découvrir absolument si ce n’est déjà fait) rapporte le piratage éhonté des textes de George Orwell sur Amazon et Kindle.

Nous en avions déjà parlé ici  des entreprises font leur pain et leur beurre du piratage de textes : soit ils s’en approprient carrément la paternité avec un faux nom d’auteur, soit ils se servent de parties du texte original pour mouliner des livres numériques sans queue ni tête, mais qui accumulent les métadonnées, soit ils le revendent comme s’ils l’avaient eux-mêmes édité.

Mais dans tous les cas de figure, Amazon empoche. Ce qui pourrait expliquer une certaine lenteur à combattre le phénomène.

C’est un phénomène de fraude parmi d’autres que le numérique traine avec lui. Mammouth se pose une question après avoir écrit les récents articles sur les plateformes d’édition et de publication en mode cryptomonnaies

Le jour où des fraudeurs vont pouvoir inscrire dans la fameuse chaine de blocs parangon technologique de la transparence et de l’honnêteté, qu’ils sont les auteurs d’une œuvre; que va-t-il se passer? Comment l’artiste ou l’auteur légitime ou l’éditeur va-t-il pouvoir faire valoir ses droits sans de très coûteux procès que bien peu de créateurs peuvent se payer de toute manière? Et ces procès, tenus localement, quels impacts concrets auront-ils sur des transactions commerciales opérées au niveau international?

Mammouth vous promet de fouiller la chose.

Kotobee : un logiciel pour créer plus facilement des livres numériques plus puissants

Kotobee Écran

Kotobee a été créé en 2015 par Vijua  une entreprise logicielle située au Caire et spécialisée dans la mise au point de solutions de publications numériques.

Kotobee a été adopté rapidement par plusieurs grandes universités, Yale et Harvard en tête. Le logiciel permet de créer à la pièce des EPUB et des PDF sans avoir de connaissance en balisage (HTML5 et CSS), en programmation (JavaScript) ou en graphisme. Ce qui est évidemment pratique.

Moins facile à manipuler que Creative Book Builder  que des enfants peuvent utiliser, Kotobee a le double avantage de permettre la création de documents beaucoup plus ambitieux en termes de nombre de pages et de sortir de la zone Apple pour rejoindre les habitués des OS Microsoft.

Il y a un volet essai et erreur pour créer des pages en mode redéployable (« reflowable layout » utilisé pour les livres avec prédominance de textes) mais l’éditeur dispose d’un outil qui lui permet de voir ce dont le livre a l’air sur la presque totalité des plateformes de diffusion : iPhone, Kobo, Amazon, Samsung, etc. L’éditeur peut également insérer photos, vidéos et même des galeries d’images, sans compter que le menu des widgets disponibles, par exemple l’insertion d’équation, est assez consistant.

La littérature scientifique en mode gratuit.

Écran PubliFactory

Superbe article du labo de l‘édition de Paris  à propos de la mise à disposition gratuite des articles scientifiques dont la publication par des éditeurs spécialisés leur rapporte de généreuses marges de profits de l’ordre de 30%. Or à travers les universités qui paient ces chercheurs, les recherches sont subventionnées à l’origine par les contribuables qui supportent le système d’éducation de leur pays.

Publifactory, une nouvelle pousse technologique, propose aux éditeurs et chercheurs un lieu de rassemblement à travers un système de gestion des contenus qui permet de publier les données et les résultats de recherches des études faites de sorte qu’une grande partie du matériel puisse être mis à disposition gratuitement ou à moindre coût.

 

 

Les ados lancent leurs propres médias d’actualité

Écran Daily dose of wokeness

Teen Vogue (hé oui) vient de produire ce reportage absolument fascinant sur les médias d’actualités en mode 2.0 qui sont lancés et administrés par des ados pour d’autres ados aux USA.

Dans la foulée de l’élection de Trump en 2016, nombreux parmi les jeunes sont ceux ayant pris conscience de la nécessité d’être rigoureusement informé sur l’actualité politique. Mais à leur manière à eux. Sont alors nés des infolettres quotidiennes comme theCramm   ou des fils Instagram comme  @dailydoseofwokeness

Les adolescents ont l’impression que les médias traditionnels formatent les nouvelles à l’intention de publics adultes et blancs qui ne représentent pas ce qui les préoccupe.

D’une manière ou de l’autre, le fait que de telles initiatives existent est une excellente nouvelle!

Electronic Literature Organization : pour étudier les littératures numériques

Écran ELO

 

ELO  étudie les littératures numériques depuis 1999, année de sa fondation.

Au cours de son histoire, ELO est passée de UCLA (Université de la Californie à Los Angeles) à Université du Maryland puis au MIT à Boston avant d’aboutir récemment au campus canadien (à Vancouver)  de l’Université de l’État de Washington (Washington State Université Vancouver)

Avec de telles racines, va sans dire qu’ELO est l’affaire d’érudits et de chercheurs. L’organisation couvre l’hypertexte la fiction interactive, la poésie Internet et de manière plus générale tout ce qui se veut littérature produite pour l’univers numérique en science, sciences humaines et en arts et littérature.

Ce qui est intéressant ici c’est que le Canada a participé au financement d’ELO via le Conseil national de recherches en sciences humaines

Maintenant, de facto le Canada récupère cet organisme de recherche essentiel sur le plan culturel.

Un bon coup.