Nouvelles formes médiatiques pour les journaux

Les dernières années ont vu naître plusieurs modèles de journaux et magazines numériques.

Le « long form » par exemple, a ses promoteurs. Au niveau de l’actualité Rue89 a été un pionnier en France. À Montréal, Rue Masson est un excellent exemple de média hyperlocal

Beaucoup de médias issus de ces niches sont morts. La plupart en fait. D’autres ont survécu et de nouveaux s’imposent. Le « long form » convient particulièrement bien au média d’enquête. À partir de la publication notamment des « Panama Papers » et face au péril d’un journalisme rendu muet par la crise financière, des journalistes et des organismes se sont regroupés et un réseau est né, le Global Investigative Journalism Network Dans la foulée des médias d’enquête costauds sont apparus. En voici quelques-uns. Aux USA : The Intercept : le plus connu du lot (avec notamment le traitement des Panama Papers) et le plus influent et on peut y ajouter Reveal

Au Royaume-Uni: Bellingcat

En France : Disclose Oui le nom est en anglais et les gros titres aussi…

En mode multilingue et multiculturel : Mashallah qui publie de Beyrouth, Bangalore et Tbilisi

D’autres formes, différentes, apparaissent.Le podcast. C’est un fait, le podcast, l’équivalent numérique de la radio, prend de plus en plus de place et dégomme souvent l’écrit. Exemple par excellence : gaslitnation L’un des podcasts les plus connus, il suit l’actualité politique chaotique des États-Unis.

Il y a également les médias appuyés sur une forme ou l’autre de cryptomonnaie. Il y en a de plus en plus et peut-être représentent-ils une piste de solution à long terme. Peut-être. Medium est l’exemple type.

Nous nous en voudrions d’oublier une forme ancienne, le blogue, qui ici et là se professionnalise et se pérennise. L’Amérique dans tous ses états, le blogue de Richard Hétu, un ancien journaliste de La Presse, journal local de Montréal, est probablement le média francophone numérique qui permet le mieux et le plus facilement de comprendre ce qui ce passe vraiment sur la scène américaine.

Là où pour Mammouth ça fait vraiment différent : les universitaires de haut vol se sont dotés eux aussi de leur plateforme média où se discutent les grands sujets de l’actualité, et ça s’appelle comme il se doit: Scholars


Vous aurez noté avec votre sagesse habituelle que tant de médias différents doivent bien avoir autant de modèles d’affaires pour survivre. Ce sera le sujet du prochain article.

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