Pour une fois: un organisme techno pense aux conséquences AVANT l’implantation générale d’une innovation

On parle ici du Massachusetts Institute of Technology, le fameux MIT d’une part et d’autre part de la fameuse chaine de blocs sur laquelle bien des défenseurs de la culture et de l’édition misent pour favoriser l’accessibilité et réparer les torts économiques causés par le numérique.

Le secteur culturel et l’édition en particulier ont bien des torts pour s’être trainé les pieds face aux changements multiples causés par les nouvelles technologies de l’information, Internet, le web et les réseaux sociaux en tête.

Mais à leur décharge, le secteur des technos a œuvré tout ce temps au nom de l’innovation sans jamais se demander quelles pouvaient être les conséquences de ces innovations. Nous le savons maintenant; ces conséquences sont très lourdes et pas toujours heureuses.

Dans une analyse fascinante publiée dans le MIT Technology Review, l’institution s’interroge sur le besoin d’établir un cadre éthique autour de l’évolution de la chaine de blocs (« blockchain »). La chaine de blocs introduit une toute nouvelle catégorie de risques éthiques. Par exemple en informatique il est coutume d’étudier les différents systèmes en place  afin de s’assurer qu’ils ne comportent pas de failles, ce qui arrive très rarement, et de corriger celles que l’on trouve.

Le problème avec la chaine de blocs c’est qu’elle est non seulement un algorithme, cet algorithme est également une banque. En bref, briser le système pour voir s’il fonctionne équivaut à entrer dans les comptes des déposants.

Autre exemple, la chaine de blocs est censée gérer les déviances dans les comportements des usagers. Mais comment stopper un utilisateur qui détourne l’algorithme à son profit tout en respectant les règles de ce même algorithme?

Comme les médias l’ont démontré plusieurs fois jusqu’ici, les cryptomonnaies sont vulnérables à la fraude et à la spéculation. Une chaine de blocs suppose que tous les ordinateurs sont égaux. Le problème c’est qu’il y a toujours quelqu’un derrière les manœuvres d’un ordinateur. Toutes les personnes ne sont pas égales en intentions ni en compétences informatiques.

Est-ce que nous pourrions tous profiter qu’un nouveau champ d’études soit l’éthique de la chaine de blocs prenne forme? Absolument! L’université Cornell a déjà mis sur pied un institut qui se penche notamment sur ce genre de question.

Ceux qui craignent les cryptomonnaies et leurs effets sur la culture et l’édition ne seront pas ravis d’apprendre que les grandes institutions financières s’y intéressent de plus en plus

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