Quand le virus menace la petite édition

50% des éditeurs

Un reportage dePublic Sénat en France fait état du fait qu’environ la moitié des petites maisons d’édition du pays pourraient succomber aux répercussions économiques de la pandémie causée par la Covid-19.

La baisse des ventes en librairies, la fermeture des salons où ces maisons avaient l’habitude de faire une part appréciable de leur chiffre de vente, et l’incapacité de publier de nouveaux livres figurent au premier rang des facteurs négatifs.

En parallèle, c’est vrai surtout au Québec, mais aussi en France, une bonne part des éditeurs ont atteint ou dépassé l’âge de la retraite. Trouver un repreneur capable de continuer leur travail était déjà une tâche difficile dans un marché ébranlé par le numérique. Mais le contexte actuel signifie non seulement que les investisseurs possibles ont fort probablement nettement moins de possibilités ou d’appétit pour investir, mais également qu’une petite maison d’édition devient également une opération beaucoup plus à risque.

Nous ne savons pas encore exactement ce que seront à long terme les conséquences de la pandémie sur l’édition et la chaine du livre, mais nous savons déjà que de profonds changements auront lieu. Le virus risque d’avoir davantage affecté le livre que près de 30 ans de numérique.

Est-ce une mauvaise chose? Pas entièrement. Le milieu du livre a certainement besoin de renouvellement. Il y a néanmoins une quantité d’expertise considérable qui risque de disparaître.

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