L’invasion de l’Ukraine révèle de nouvelles sources d’information numérique

Autour de sites d’enquêtes en mode numérique comme Bellingcat apparaissent autour de l’invasion d’autres sources journalistiques capables de faire état de la réalité du terrain davantage que les grands médias et la qualité de même que la précision de l’information apportée est souvent spectaculaire. On trouve sur ces sites un grand nombre de vidéos que les médias internationaux utilisent dans les jours suivants.

Évidemment les moyens utilisés, comme la géolocalisation ou le recoupement de données. ne sont pas encore répandus. Mais à côté de groupes citoyens regroupant des journalistes professionnels spécialisés à la Bellingcat, l’attaque contre l’Ukraine met en valeur les sites d’information en Ukraine même, ceux des pays voisins de la Russie qui connaissent leur sujet d’étude favori; l’oligarchie russe et son chef, bien mieux que nos médias locaux. Enfin sur Twitter se retrouvent également des spécialistes occidentaux en stratégies militaires et en armement. Employés d’institutions prestigieuses et / ou anciens militaires occidentaux, ils semblent connaitre sur le bout des doigts l’armement russe et sont en mesure de fournir à partir de photos ou de vidéos de blindés une quantité d’infos que n’a pas le journaliste moyen façon CNN. Ça demande parfois un ajustement à un langage spécialisé mais la découverte en vaut la peine.

Voici quelques exemples :

Center for Information Resilience. Dédié à la lutte contre la désinformation, leur fil Twitter suit l’évolution du conflit à travers l’analyse d’images satellites.

Christo Grozev est le directeur exécutif de Bellingcat et les vidéos qu’il publie en privenance de l’Ukraine parlent. Tragiquement. https://mobile.twitter.com/christogrozev

Coupsure est l’un des enquêteurs numériques du Centre For Information Resilience et diffuse de l’information d’actualité en provenance d’Ukraine.

Konrad Muzyka est un analyste spécialiste des questions de défense, spécialisé dans l’appareillage militaire russe militaires russes et ses analyses des vidéos militaires et des données géospatiales disponibles sont incisives.

The Lookout est un autre fil Twitter, cette fois norvégien, dédié aux questions de défense et qui manifeste une solide expertise de l’appareil militaire russe.

Michael Kofman. Directeur des études russes au Center for Naval Analyses à Washington, c’est un spécialiste des capacités militaires russes et son fil Twitter, apporte un éclairage spécialisé aux différentes vidéos et données géospatiales qui surgissent sur les médias sociaux.

Rob Lee est un étudiant au doctorat au Department of War Studies at King’s College London. Il se spécialise lui aussi dans les questions militaires russes. Comment fait-il pour obtenir autant de vidéos provenant visiblement soit des combattants soit des civils proches des combats en Ukraine? Il connait sur le bout des doigts l’équipement militaire russe et donne des images vues un éclairage à la fois technique et concret qui enrichit les perspectives des néophytes.

Nolan Peterson. Ancien militaire, il couvre l’invasion en direct d’Ukraine, pratiquement minute par minute.

Liz Cookman, journaliste pour plusieurs médias internationaux dont AlJazeera, elle couvre également l’invasion à partir du sol.

EuroMaidan. Un site de nouvelles Ukrainien qui se veut à la fois citoyen et indépendant. Leur couverture du conflit, au plus près, est abondamment pourvue en vidéos et images en provenance de concitoyens.

Leur fil Twitter est pour l’instant très actif. Les journalistes n’ont en l’occurence aucune prétention à la neutralité mais ils apportent une grande variété d’information et les plus importantes sont pour l’heure recoupées par l’ensemble des médias qui suivent de près le conflit.

CIT: Conflict Intelligence Team. Il s’agit d’un fil Twitter russe, dont les tenants sont visiblement opposés aux orientations du dictateur russe. Les images et les vidéos qu’ils présentent et l’information qu’ils en tirent concordent tout à fait avec l’information présentée par leurs homologues ukrainiens et occidentaux.

Le survol de la couverture du conflit est aussi l’occasion de découvrir d’autres joueurs moins connus, plus spécialisés mais dont l’existence même éveille notre curiosité. Ainsi ShadowBreak est une entreprise qui prétend démocratiser l’intelligence géospatiale et perturber la chaine existante d’acquisition et distribution d’images et de données géospatiales. Ses clients sont des journalistes, des avocats et des gouvernements. Qui se cache derrière ShadowBreak? L’information géospatiale n’est pas à la portée de tout le monde et pour utiliser leurs merveilleux outils, ils doivent avoir des satellites ou accès au contenu de ces derniers.

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