L’Europe veut une plateforme de diffusion numérique pour l’édition scientifique

F1000

Souligné par le webzine InfoDocket : la Commission Européenne vient d’accorder un contrat à l’entreprise F1000, une compagnie anglaise spécialisée dans la création de solutions novatrices pour le partage de la recherche scientifique.

Le mandat accordé vise à mettre sur pied d’ici le début de 2021(!!!) une plateforme numérique de distribution et de diffusion des articles scientifiques produits par les programmes de recherches scientifiques financés par la Communauté européenne et réunis sous la bannière Horizon 2020

 

Parution prochaine de l’entrevue avec Maia Sylba, éditrice de Musetouch

https://musetouch.orgMusetouch menu

Le 7 avril à 7 heures du matin (13 heures à Paris) pour être précis.

Madame Sylba nous a accordé une entrevue sur le fonctionnement de son magazine numérique qui a comme particularités sa dévotion à l’art, sa beauté, sa longévité, et ses très nombreux fans.

Elle nous parle notamment de son  dernier numéro exceptionnel qui réunit les oeuvres de pas moins de vingt artistes.

À découvrir et à lire le 7 avril!

 

Écrire devient un luxe

Dirty Secret

Nous avons récemment publié un article sur les coûts imposés aux auteurs par certaines activités pourtant indispensables comme participer à des conférences.

 

Un article publié fin février dans The Guardian et repris en français par ActuaLitté, intitulé: ‘A dirty secret: you can only be a writer if you can afford itpose sans ambages que l’écriture est dorénavant un luxe réservé à ceux qui peuvent se le payer. L’autrice, Lynn Steger Strong mentionne que le revenu médian des auteurs/trices américain(e)s; 6, 080,00 $ US (5449.50 euros ou 8 229,00 $ Can.) en 2017 représentait une baisse considérable par rapport aux 10 500,00 $ US (9411.14 euros ou 14 211,00 $ Can.) de 2009 (et ce, sans tenir compte de l’inflation).

Madame Steger Strong souligne dans son analyse que pour écrire l’auteur ou l’autrice doit disposer de revenus confortables, d’un héritage ou du support financier indéfectible de ses proches, en particulier si l’auteur a aussi des enfants. Écrire coûte très cher parce que ça demande du temps. Faute de support financier extérieur, il faut pouvoir profiter d’un emploi à horaire flexible suffisamment rémunérateur pour laisser à la création deux jours par semaine du lundi au vendredi, afin de travailler à l’écriture.

Ce qui nous amène à nous demander; dans une industrie le livre, où absolument tout se calcule du coût d’impression du livre et du graphisme, au coût la distribution et de la publicité en passant par le coût de l’espace occupé par un titre sur les étagères des librairies, etc.; pourquoi les auteurs et les autrices n’évaluent pas le coût de leurs efforts?

Pourquoi doivent-ils toujours penser en terme de gratuité et d’amour de l’art alors qu’ils sont les seuls à le faire? Le salaire horaire moyen en France, selon l’INSEE et tel que rapporté par Articque s’établit à 12,8 euros (soit 19,32 $ Can.).

Supposons un auteur qui travaille trois jours semaine, juste assez pour se maintenir à flot vis-à-vis le paiement du loyer, l’épicerie, les charges. Bref, le créateur en question réussit dans une année à consacrer 350 heures à son travail d’écrivain.

Ce qui fait un investissement de 4 480 euros (6 765 $ Can.) dans son projet de livre. Au tarif horaire médian bien sûr. Maintenant, quelles sont les chances de cet auteur de récupérer les coûts de son investissement? Ou même la moitié?

À peu près nulles. Ce tableau infographique publié par ActuaLitté en 2016 montre qu’en 2013, 101 600 auteurs avaient reçu une forme de rémunération pour leur travail d’écrivains. Le chiffre n’inclut évidemment pas les auteurs n’ayant rien reçu. Parmi les 101 600, 5 000 d’entre eux ( un peu moins de 5%) avaient gagné suffisamment; 8 649 euros (13,060,00 $ Can.) et plus, pour devenir affiliés à l’Agessa qui gère le volet sécurité sociale des auteurs.

Est-ce que l’effort littéraire devrait se limiter à la comptabilité? Non bien sûr, mais il devrait l’inclure. L’écriture est un travail à très haut risque sur le plan financier et il n’est pas certain que la satisfaction de créer quelque chose compense pour les déceptions de ne pas voir son livre publié, ou de le savoir négligé par son éditeur, de savoir qu’à peine deux ou trois douzaines de copies se sont vendues ou que le livre créé avec tant de peines a eu droit de cité sur les rayons des librairies pendant 10 jours avant d’être remplacé par un autre. Pour que son existence soit justifiée, le livre demande le regard des autres, le regard des lecteurs. Nous voulons dire par là, plus que deux ou trois douzaines de ces lecteurs. Et trop souvent les publications passent de l’imprimerie au pilon sans ce regard.

La progression du livre audio aux États-Unis

Audiobook

Signalé en 2017 par l’excellent Lettres Numériques, un rapport de l’Audio Publishers Association sur la bonne marche des ventes de livresaudio soulignait quelques éléments-clés :

– Les ventes de 2016 ayant augmenté de 18,6% vs celles de 2015, il s’agissait de la troisième année consécutive où l’augmentation des ventes se situait près de 20%.

– Le nombre d’auditeurs progressait lui de 22% par rapport à l’année précédente pour atteindre 67 millions de personnes; un marché considérable totalement orienté vers la fiction (mystère, suspenses, science-fiction, fantasy).

L’an dernier, Publishing Perspectives analysait les chiffres sortis pour 2018. Les ventes avaient alors augmenté dans une proportion de 27,3%, rejoignant la moitié de la population américaine à partir de 12 ans et plus. Les catégories de livres vendus se situaient encore une fois dans les mêmes catégories de fiction.

Les ventes de 2019 seront probablement analysées lors de la conférence annuelle de l’Association fin mai 2020.

Ça va être à suivre!

Conférence Unesco sur l’édition et l’intelligence artificielle!

Unesco

Le 23 avril prochain à Paris, dans le cadre de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, l’UNESCO organise une conférence sur les liens et les impacts entre l’intelligence artificielle et le monde de l’édition. Le programme peut être trouvé ici : https://tinyurl.com/tbmacaw

 C’est franchement une idée aussi originale qu’utile et qui souhaitons-le, ne souffrira pas d’annulation causée par le coronavirus.

Un roman policier transmédia

Malfosse

Récemment l’excellent webzine Lettres Numériques signalait le lancement de Malfosse Piloté par Damien Maric, le projet, gigantesque, a demandé trois ans d’efforts de plus d’une centaine de collaborateurs différents incluant plusieurs auteurs de romans policiers.

Malfosse inclut notamment le site web, une série audio de 13 épisodes, une application, un documentaire, un roman papier et enfin; un jeu.

Musetouch : un webzine d’art qui renait

Musetouch 2

Musetouch, qui publiait à la fin de l’année dernière un 30e numéro titanesque de 1662 pages, est un webzine extrêmement élégant consacré à la peinture, la sculpture, la photographie et l’illustration modernes. Il s’agit également de l’un des tout premiers webzines puisque ses débuts remontent à une dizaine d’années. Son éditrice, Maia Sylba nous récemment accordé une entrevue que l’on retrouvera bientôt dans Mammouth numérique.

Et en attendant d’en découvrir les secrets de publication, le webzine, qui se distingue par le choix remarquable des artistes publiés et l’élégance de la mise en page, vaut la peine d’être exploré. L’art est probablement à l’heure actuelle le milieu qui expérimente le plus avec le webzine et les formats numériques de publication.