Google enrôle d’office ses usagers pour le développement de son nouvel outil publicitaire

Dans un récent reportage, l’Electronic Frontier Foundation ou EFFrévèle que Google a conscrit d’office jusqu’à 5% des usagers de Chrome à travers toute la planète pour la mise au point de FLoC ou Federated Learning of Cohorts.

FLoC doit remplacer l’usage des infâmes témoins (cookies) chez Google. Comment? L’idée est de regrouper les usagers présentant les mêmes profils de comportements et de les offrir aux annonceurs. Chaque navigateur de chaque usager se verrait donner une identité (ID) signalant son appartenance à une cohorte précise. Un des problèmes identifiés par l’EFF qui a enquêté sur FLoC est le « fingerprinting » la capacité d’amasser discrètement différentes parcelles d’information permettant d’identifier précisément un navigateur et le comportement de son utilisateur.

On se répète, mais le seul choix acceptable en publicité numérique est de laisser à l’usager l’entier contrôle de son identité numérique et de ses données confidentielles.

Les auteurs souffrent en France

Récemment, l’excellent webzine ActuaLittés cédait la parole à la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, lequels groupe manifestait ainsi sa désapprobation face à l’absence de mesures concrètes pour aider les auteurs et autrices, mis à mal par les conditions économiques actuelles qui entourent la pratique de leur art. Bien sûr, des discussions avec les représentants du monde de l’édition auront lieu sauf que les auteurs/trices ne pourront pas choisir qui les représente…

L’édition francophone éprouve les plus grandes difficultés à s’adapter aux réalités des temps modernes. Ne pas pouvoir s’entendre (depuis des décennies) avec ceux qui produisent sa matière première n’annonce rien de lumineux pour l’avenir.

@i-voix : des lycéens se regroupent pour aborder la poésie et la poésie numérique

Mis sur pied par des lycéens francophones à la fois de Brest en France et de Livourne en Italie, la plateforme i-voix organise une large variété d’activités qui permettent d’aborder de manière originale la poésie et la poésie numérique puisque l’univers Internet offre une infinité de contenus et d’outils.

Le projet Voix mêlées 2021 met l’emphase sur l’exploration de ce que peut être la modernité poétique. Le mode d’emploi proposé est remarquablement structuré afin de bien encadrer à la fois la créativité et le volet exploratoire. Surprenant et fascinant!

Un nouveau genre journalistique : le « slow news »



Souligné par le webzine Poynter dans un excellent reportage, « Tortoise » propose une approche du journalisme dite « Slow News » que l’entreprise résume par« Slow Down – Wise Up ». Après deux ans, « Tortoise » compte 80 000 abonnés qui paient environ160$ CAN., ou 120 euros.

Le média fait de la curation de contenus afin d’offrir un éclairage pertinent sur l’avalanche quotidienne de nouvelles auxquelles nous sommes soumis. L’infolettre est gratuite. Ce qui est tarifé? Un podcast qui résume les nouvelles une fois par jour et plusieurs fois par semaine; des évènements interactifs, sur Zoom ou autre plateforme, sur des sujets d’actualité.

Puzzle Party : pour créer des puzzle ensemble…et à distance

L’artiste numérique Gael Hugo dont nous avons parlé précédemment a également produit sur Google Experiments

Puzzle Party que l’on peut jouer seul ou à plusieurs enligne, pour assembler des puzzles artistiques. Les puzzles sont plus ou moins complexes, selon le nombre de pièces. Bémol : les pièces sont assez difficiles à manipuler : pour en assembler deux, il faut s’assurer d’écarter toutes les autres autour de sorte qu’à la fin, on peut se retrouver avec deux ou trois grands blocs de pièces à distance l’un de l’autre.

L’année 2020 pour le livre : une catastrophe

Ce n’est pas une grande révélation, mais cet excellent article de l’Actualitté révèle à quel point le choc pandémique a été brutal pour le milieu du livre. Dans la majorité des pays en confinement, les ventes de livres ont baissé de 75% à 95% et cette baisse a affecté tout l’écosystème : libraires et éditeurs, mais aussi les plus vulnérables : auteurs et traducteurs dont beaucoup ont vu leurs revenus disparaitre.

L’étude a été réalisée par EuroChambres. Elle couvre tous les secteurs de la culture en Europe.

Le livre audio poursuit son ascension

Différentes études et projections sortent à propos de la croissance du livre audio. Deux retiennent notre attention. D’abord l’Audiobook Publishers Association (APA) aux États-Unis a commandé une étude au groupe NPD, laquelle étude souligne une hausse des  ventes de 17% en 2020. Un livre vendu sur six appartenait à la catégorie audio. Et la pénétration est plus forte dans les secteurs où l’audio joue déjà un rôle, comme celui des podcasts.

D’autre part the Syndicate Market Research a également publié ses projections de ventes mondiales pour 2021-2026

Est-ce qu’un robot peut écrire une pièce de théâtre?

Literary Hub pose la question et explique que la réponse arrive le 26 février. La pièce; AI: When A Robot Writes A Play, est jouée à ce moment au Czech Centre de Londres.

« L’œuvre » est un hommage au centenaire d’une autre pièce; R.U.R de l’auteur Karel Capek, qui introduit à l’époque le terme « robot ».

Une curieuse équipe hybride formée de gens de théâtre et d’experts en intelligence artificielle travaille sur le projet depuis mai 2020.

Pour les curieux, le langage modèle utilisé est le GPT-2 de OpenAI. L’équipe de création a plein de raisons raisonnables pour justifier cette tentative, mais depuis Pandore nous savons de toute manière qu’un être humain ne peut résister à l’envie d’ouvrir une boite fermée.

Les Américains se fient aux médias sociaux pour y trouver des nouvelles, en sachant qu’elles sont fausses…

Le Pew Research Center est un pilier de l’évaluation des habitudes numériques des Américains. Lesquelles reflètent souvent celles des autres usagers du Web. Un récent sondage

apporte un éclairage surprenant sur l’opinion des internautes de l’Amérique vis-à-vis les nouvelles de l’actualité. 53% affirment qu’ils glanent les nouvelles sur les médias sociaux souvent ou quelques fois. Facebook demeure la principale source d’information, 36% des Américains y trouvant leurs nouvelles. Après il y a YouTube avec 23% puis Twitter avec 15%. Dans le même élan, 59% des mêmes internautes savent que les nouvelles qu’ils obtiennent sont inexactes, un chiffre en phase avec les sondages de 2019 et 2018.