Digital Book World étend ses activités virtuelles

La conférence annuelle sur le livre numérique, très suivie aux États-Unis et dans le monde, vient de basculer dans le mode virtuel en élargissant ses activités sur une base mensuelle. DBW va désormais offrir des séminaires, 10 dans chaque cas sur deux thèmes précis :

  • L’actualité et l’avenir des fictions audio
  • Comment l’intelligence artificielle peut contribuer à améliorer l’industrie de l’édition et de la publication.

L’idée est brillante et semble adaptée à un univers post-pandémique. À suivre donc.

Publication de microprogrammes logiciels sur Twitter

Jean-noël Lafargue @Jean_no enseigne les nouveaux médias à l’Université Paris 8 et il publie sur Twitter des microprogrammes générateurs d’images.

Comme celui-ci : /* allez, encore un programme qui tient à l’aise dans un tweet */ size(900,900); strokeWeight(2.5); noFill(); background(255); translate(450,450); for(float t=1;t<1280;t+=2){ rotate(random(TAU)); arc(0,0,t,t,random(TAU),random(TAU)); }

C’est amusant et original. À quand la publication d’un « livre » d’art?

France : Rencontre nationale sur le livre numérique accessible

La région Auvergne-Rhône-Alpes organise le 21 janvier de 9 :30hres à midi une rencontre virtuelle sur le thème du livre numérique accessible. Accessibilité dans la production, la promotion, la vente, le prêt, etc.

On peut s’inscrire ici et théoriquement, rien ne s’oppose à ce que des participants du Québec (ou du Canada ou de l’Europe francophone) puissent s’inscrire, mais c’est à vérifier.

Techno gratuite pour l’éducation…et l’édition

Free Technology For Teachers animé par Richard Byrne est le type de site à mettre en marque-page et à visiter régulièrement. Techniquement, les outils technologiques qu’il propose sont destinés aux éducateurs. Mais ces outils sont non seulement souvent utiles et pratiques pour l’édition, ils sont également présentés avec en vue la simplicité de leur découverte et de leur usage parce que les  enseignants disposent de peu de temps, ce qui est également le cas des éditeurs.

Accès libre à des contrats entre bibliothèques et éditeurs

InfoDocket est le webzine des bibiothèques publiques aux États-Unis. C’est un domaine spécialisé mais essentiel et le webzine annonce que l’Université de Iowa State vient de rendre accessible une collection d’ententes négociées au fil du temps entre éditeurs académiques et bibliothèques. Ces ententes sont souvent riches en détails qui révèlent les stratégies des uns et des autres.

L’édition en mode crypto-monnaie un an plus tard

À l’automne 2019 nous avions couvert l’émergence des plateformes d’édition en mode cryptomonnaie. Où en sommes-nous un an plus tard?

Revue H, la première revue littéraire francophone appuyée sur les crypto-monnaies, continue courageusement son chemin, mais ses interrelations avec ses publics se déroulent sur le web.

Steemit, la plateforme d’édition sur laquelle Revue H s’est appuyé à l’origine semble avoir été adoptée par les asiatiques qui y créent l’essentiel du contenu en chinois et coréen notamment.

Publish Ox est devenu une sorte de méga plateforme d’évangélisation à propos des crypto-monnaies.

Minds est un repaire de Trumpistes et complotistes en tous genres, une sorte d’infection numérique que seuls les amateurs du genre peuvent fréquenter.

Le navigateur Brave offre un programme de récompense pour les créateurs, récompenses bien sûr également en cryptomonnaie. Le problème est que non seulement le système est extraordinairement complexe, mais qu’un auteur doit au départ dépenser de l’argent pour acquérir la série de « portefeuilles » ou logiciels financiers qui permettent de recueillir les récompenses et d’en faire les transferts en argent véritable.

Notable également le fait qu’ouvrir un compte sur une de ces plateformes y laisse une trace permanente. Un compte une fois ouvert ne peut être effacé. Bref; pour le moment, et peut-être pour toujours; l’édition en mode crypto-monnaie est une bonne idée de départ qui vit mal avec le passage du temps.

Un choix de podcasts littéraires :

Il y a de plus en plus de podcasts sur la littérature et nous avons pensé vous en présenté quelques-uns, en anglais et en français, qui semblent reconnus pour être parmi les meilleurs.

En français d’abord :

Pile propose des livres, ceux de l’heure, eux à lire.

La page blanche qui invite des écrivains parle du processus d’écriture

3 Petits Points prolonge la lecture d’un livre en s’intéressant à la manière dont il a été écrit et aux dessous du processus de sa création.

En anglais :

Otherppl offre des entrevues avec des écrivains; que ce soit en fiction, poésie, etc.

Lit Up interroge des auteurs sur tous les sujets possibles concernant la littérature, l’écriture et l’édition.

The Guardian (oui, le journal britannique). Le podcast du célèbre quotidien réunit des auteurs, souvent célèbres, qui parlent sur des sujets qui les intéressent et qui ne sont pas nécessairement littéraires à proprement parler.

BookFight Le bien nommé BookFight réunit des auteurs qui s’éreintent sur des sujets qui touchent la littérature et la société. Le podcast en est à son 352e épisode, la formule doit plaire.

Between The Covers interroge des écrivains sur la littérature et le processus littéraire, les livres qu’ils écrivent, etc.

La fiction interactive évolue et gagne du terrain

Nous avons parlé l’an dernier de UNRD et des fictions interactives développées pour le téléphone cellulaire. Il existe maintenant de ces fictions qui se déroulent entièrement en mode texte comme Mansion.

D’autres se concentrent sur des récits en SMS comme Addict et d’autres enfin comme Hooked se déroulent en mode chat. Il faudra voir s’il s’agit d’une mode passagère où si le genre s’incruste.