BookTok, BookTube et Bookstagram : quand les médias sociaux vantent le livre!

Publiés par l’excellent webzine Lettre numériques, trois articles mettent en relief la création de communautés de lecteurs qui usent de la vidéo afin de promouvoir le livre, et le faire de manière adaptée à chaque média social.

C’est ainsi qu’après un article sur BookTube, puis un autre sur Bookstagram, Lettres numériques nous parle de BookTok, qui use de la plateforme TikTok pour créer de courts vidéos présentant un achat récent de livre, une critique ou un défi relié à la lecture.  Comme la spécificité de TikTok tient à ses courts vidéos et à ses outils créatifs proposés pour rendre ces vidéos originaux et imaginatifs, les contenus proposés pour le livre sont plus ébouriffants.

Puzzle Party : pour créer des puzzle ensemble…et à distance

L’artiste numérique Gael Hugo dont nous avons parlé précédemment a également produit sur Google Experiments

Puzzle Party que l’on peut jouer seul ou à plusieurs enligne, pour assembler des puzzles artistiques. Les puzzles sont plus ou moins complexes, selon le nombre de pièces. Bémol : les pièces sont assez difficiles à manipuler : pour en assembler deux, il faut s’assurer d’écarter toutes les autres autour de sorte qu’à la fin, on peut se retrouver avec deux ou trois grands blocs de pièces à distance l’un de l’autre.

Un prix de vente unique pour les livres au Québec?

Selon l’excellent webzine Actualitté, l’idée aurait été relancée en janvier, par la députée Ruba Ghazal de Québec Solidaire. On voit mal en quoi le fait d’obliger le consommateur québécois à payer plus cher pour des livres va « encourager nos libraires québécois » et permettre de lutter contre les Amazon de ce monde. Tous les acteurs de la chaine du livre ne sont pas égaux. Et la bonne santé financière des libraires n’induit pas une littérature locale forte. Les libraires peuvent très bien vivre en vendant des livres américains distribués au Québec ou traduits en français. Les Québécois peuvent acheter leurs livres directement chez Amazon aux États-Unis.

Le prix unique du livre est une fausse bonne idée qui n’améliore en rien le sort des créateurs de la littérature là où il existe, en France par exemple.

Lectures vidéo de pièces de théâtre

Le Labo de l’édition numérique de Paris annonçait récemment le lancement d’une nouvelle initiative théâtrale à cheval entre le spectacle, le livre et le techno. Une hybridation qui convient tout à fait à l’époque. Sur la chaine YouTube de Les Livreurs, on trouve désormais le texte de pièces de théâtre interprété en vidéo par un(e) comédien(ne) qui fait tous les personnages!

À voir et à écouter!

Médias sociaux et piratage de livres

Howard Pyle /
Illustration de pirates séparant leur butin / Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1744246

L’excellent webzine Lettres numériques fait état du piratage de livres via l’application russe Telegram.

Conçue pour protéger ses utilisateurs de la surveillance de l’État, l’application peut en effet être utilisée sans vergogne pour y orchestrer le téléchargement illégal non seulement de livres, mais de toute forme de contenu numérique : photos, musique, vidéo, etc.

Mais ce n’est pas que le cas de Telegram. La piraterie de livres et de contenus touche l’ensemble des réseaux sociaux. L’an dernier nous avions écrit sur le piratage à grande échelle de textes d’auteur sur Amazon.

Il y a là un problème de fond que les approches actuelles ne résolvent pas.

Spotify dans le livre audio? Heu…

L’excellent webzine ActuaLitté rapporte que Spotify manifeste de l’intérêt pour le livre audio. Bien sûr, Amazon, Kobo, et même Deezer publient des livres audio.  Mais Spotify rapporte des nèfles aux créateurs musicaux. Amazon a au moins le mérite de payer les auteurs pour les livres vendus!

Dans la mesure où Spotify décide de développer ses propres produits, l’entreprise devient en même temps un énorme concurrent dont les éditeurs peuvent se passer! C’est une situation à suivre de près pour voir le modèle d’affaires qui sera mis sur pied.

Une plateforme d’histoires interactives graphiques basées sur l’intelligence artificielle.

En septembre dernier nous avions parlé de Inkle et de son logiciel Ink destiné à permettre la rédaction d’histoires interactives. Cette année nous découvrons Charisma, de la firme du même nom.

Ink est un langage de programmation, simplifié pour les auteurs, et accolé à Unity. Charisma produit ses histoires interactives à partir de l’intelligence artificielle (IA). Cette intelligence ici est utilisée afin d’élargir considérablement la qualité de l’interaction entre le « lecteur » et les personnages de l’histoire. Ces personnages peuvent en effet s’adresser directement au lecteur, adapter leurs comportements, en fonction des réactions du lecteur, etc.

Le matériau de base est le « graphic novel », un format inspiré de la bande dessinée, mais l’entreprise, qui a la BBC comme partenaire, crée également à des projets télé. Charisma propose également aux aspirants auteurs de créer leur propre histoire interactive. Nous sommes intrigués chez Mammouth et cherchons à en savoir davantage!

À suivre!

Un petit tour de poésie numérique

Un extrait du poème « Black Perls » sur Wikipedia https://en.wikipedia.org/wiki/Black_Perl
Publié de manière anonyme en 1990, le texte est évidemment écrit en Perl

L’excellent webzine Lettres Numériques propose un petit tour d’horizon de ce qu’offre la poésie numérique à partir d’un article de l’académique The Conversation

Le tour d’horizon est décidément bref et centré sur les mêmes thèmes structuralistes qui hantent la littérature (et la poésie) depuis plus d’un demi-siècle : générer des mots à partir de codes ou les remixer. En y ajoutant timidement la vidéo poétique et le poème codé.

Le menu est mince et laisse de côté de grands pans de la poésie en vidéo numérique en plus de la micropoésie, de la poésie sur Instagram, de la poésie interactive, etc., mais il a le mérite de montrer au moins une petite partie d’un univers qui grandit chaque jour.

Le Digital BookWorld se fait entièrement en ligne

L’organisme annonce la programmation de l’évènement qui se déroule entièrement sur le Web du 14 au 16 septembre. Il y a des sujets tout à fait dans l’air du temps : le rôle des minorités dans l’édition, les leçons et les méthodes apprises durant la pandémie et le traitement des données des usagers, pour les grands et petits éditeurs, parmi d’autres sujets.

Le prix pour les 3 jours de l’évènement est de 307,00$ US soit 261 euros ou 410 $ CAN.