Journalisme : l’emploi dans les médias numériques a partiellement comblé les pertes dans les journaux.

Une analyse du PEW Research Center

révèle un certain retournement de tendance dans les médias américains, au nivau de l’emploi, tendance qui espérons-le; va s’amplifier.

De 2008 à 2020, les médias américains ont perdu 26% de leur personnel, le nombre d’employés passant de 114 000 à 85 000. Cependant les journaux ont subi le gros des pertes, perdant pas moins de 57% de leur personnel (de 71 000 à 31 000). Pendant ce temps, dans les médias identifiés comme natifs du numérique, l’emploi a progressé de 144%, le nombre d’employés grimpant de 7 400 à 2008 jusqu’à 18 000 en 2020.

Les médias sont encore loin d’une sortie de crise, mais une lueur d’espoir pointe à l’horizon.

Chaine de blocs et NFT: problèmes en vue pour l’art et la culture

Vous avez lu ces articles à propos d’artistes, parfois sortis de nulle part, qui soudainement semblent faire fortune en vendant leurs œuvres numériques en Bitcoins ou en Ethereums?

Septembre va être l’occasion pour Mammouth numérique de porter une attention spéciale au phénomène avec une série d’articles qui nous l’espérons, pourrons vous éclairer.

Les NFT (pour non-fungible token ou jeton non fongible) amènent avec eux une nouvelle problématique dont les arts et la culture, en particulier l’édition, auraient pu se passer, mais le phénomène, qui se profilait à l’horizon il y a deux ans, est maintenant bien en vue et probablement inévitable.

Consulter les articles suivants:

Les plateformes d’édition et de publication en mode cryptomonnaie se multiplient

Qu’est-ce qui fait l’intérêt de l’édition en mode crypto-monnaie?

Entrevue: Guillaume Déziel, une toute nouvelle approche technologique pour commercialiser le livre numérique

Un premier exemple de chaine de blocs pour aider les créateurs à protéger et gérer leurs droits

L’édition en mode crypto-monnaie un an plus tard

La Californie veut remettre Internet à l’endroit

Depuis le début, Internet fonctionne à l’envers : ce qui n’a presque aucune valeur, la tuyauterie, coûte une fortune en accès aux internautes alors que ce pour quoi ils paient, le contenu, doit être gratuit.

La solution est évidente : fournir au public des infrastructures Internet de pointe gratuites ou à très bon marché, soit en nationalisant les réseaux qui existent, soit en construisant de larges réseaux publics.

C’est exactement ce que choisit de faire la Californie, alors que son gouverneur Gavin Newsom vient de déposer un projet de 7 milliards de dollars américains pour construire un réseau de fibres optiques à la grandeur de l’état.

Rappelons une vérité déjà ancienne : il en coûte environ 1 cent (moins d’un centime d’euro) pour produire un gig de bande passante.

Est-ce que cela se reflète dans votre facture mensuelle?

L’intelligence artificielle et le journalisme

La société à but non lucratif OpenAI, cofondée en 2015 par l’Ineffable Elon Musk, pousse ses modèles de langage régressifs basés sur le « Deep Learning » ou Apprentissage profond destinés à avancer l’intelligence artificielle afin qu’elle produise des écrits en tous points semblables à ceux de l’être humain.

Nous avons déjà parlé récemment du GPT-2, Open Ai est maintenant passé au GPT-3 et le webzine Lettres Numériques pose à ce sujet une excellente question dans un reportage récent : l’intelligence artificielle remplacera-t-elle le journaliste (ou l’auteur)? Une question qui se pose depuis maintenant quelques années. L’intelligence artificielle pose d’extraordinaires défis à la démocratie et il faut suivre de près ses développements.

BookTok, BookTube et Bookstagram : quand les médias sociaux vantent le livre!

Publiés par l’excellent webzine Lettre numériques, trois articles mettent en relief la création de communautés de lecteurs qui usent de la vidéo afin de promouvoir le livre, et le faire de manière adaptée à chaque média social.

C’est ainsi qu’après un article sur BookTube, puis un autre sur Bookstagram, Lettres numériques nous parle de BookTok, qui use de la plateforme TikTok pour créer de courts vidéos présentant un achat récent de livre, une critique ou un défi relié à la lecture.  Comme la spécificité de TikTok tient à ses courts vidéos et à ses outils créatifs proposés pour rendre ces vidéos originaux et imaginatifs, les contenus proposés pour le livre sont plus ébouriffants.

Puzzle Party : pour créer des puzzle ensemble…et à distance

L’artiste numérique Gael Hugo dont nous avons parlé précédemment a également produit sur Google Experiments

Puzzle Party que l’on peut jouer seul ou à plusieurs enligne, pour assembler des puzzles artistiques. Les puzzles sont plus ou moins complexes, selon le nombre de pièces. Bémol : les pièces sont assez difficiles à manipuler : pour en assembler deux, il faut s’assurer d’écarter toutes les autres autour de sorte qu’à la fin, on peut se retrouver avec deux ou trois grands blocs de pièces à distance l’un de l’autre.

Un prix de vente unique pour les livres au Québec?

Selon l’excellent webzine Actualitté, l’idée aurait été relancée en janvier, par la députée Ruba Ghazal de Québec Solidaire. On voit mal en quoi le fait d’obliger le consommateur québécois à payer plus cher pour des livres va « encourager nos libraires québécois » et permettre de lutter contre les Amazon de ce monde. Tous les acteurs de la chaine du livre ne sont pas égaux. Et la bonne santé financière des libraires n’induit pas une littérature locale forte. Les libraires peuvent très bien vivre en vendant des livres américains distribués au Québec ou traduits en français. Les Québécois peuvent acheter leurs livres directement chez Amazon aux États-Unis.

Le prix unique du livre est une fausse bonne idée qui n’améliore en rien le sort des créateurs de la littérature là où il existe, en France par exemple.